Bartha Maria Knoppers honorée d’un Prix d’excellence pour l’ensemble de ses réalisations

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Bartha Maria Knoppers, professeure titulaire, détentrice de la Chaire de recherche du Canada en droit et médecine et directrice du Centre de génomique et politiques de la Faculté de médecine et des sciences de la santé à l’Université McGill, a reçu le Prix d’excellence pour l’ensemble de ses réalisations de la Société canadienne de bioéthique lors de sa 32e conférence annuelle, tenue de façon virtuelle le 28 mai. Le prix est décerné chaque année à une personne dont l’érudition et/ou le leadership ont contribué de façon déterminante à l’éthique des soins de santé au Canada.

« Le travail de Bartha a exercé une influence considérable dans mon parcours; avant que je découvre ma voie en éthique, alors que j’étais un scientifique de laboratoire, je tombais sans cesse sur des articles à propos de génomique et d’éthique signés par Bartha ou un membre de son équipe, à l’époque à l’Université de Montréal », a souligné le professeur Michael Szego, coprésident de la conférence, tout en présentant la professeure Knoppers. « Elle est si prolifique qu’il est impossible d’être ici sans la connaître, ce qui explique pourquoi son prix est si justifié. Merci de m’avoir ouvert une porte par laquelle j’ai pu saisir la valeur des spécialistes qui réfléchissent à l’éthique et aux incidences de la génétique. Tous les membres de la Société canadienne de bioéthique vous remercient de l’ensemble de vos contributions. » Cette année, la conférence avait pour thème « Derrière le masque : Enjeux d’éthique mis en évidence par la COVID-19 au Canada et ailleurs ».

À l’occasion de la remise du prix, la Pre Knoppers a été invitée à prononcer la conférence principale de la rencontre. « Depuis mars 2020, les spécialistes de la bioéthique et de la politique juridique au Canada ont été appelés à servir », a-t-elle dit dans son discours intitulé Pandemic Policy: « Live ». « Pour ne citer que quelques exemples tirés de ma propre participation internationale et nationale à des groupes de travail et à des conseils consultatifs sur la pandémie, il est évident qu’il ne s’agit pas de bioéthique clinique ou de recherche “classique”, mais de prospective qui fait appel à une réflexion pluridisciplinaire – une véritable leçon d’humilité au vu des défis uniques de la pandémie. La pandémie nous a forcés à définir en temps réel et dans la vie réelle les principes de solidarité et d’équité. Elle a donné un nouveau sens au droit universel de toute personne à jouir des progrès de la science et du meilleur état de santé possible. » S’inspirant de leçons du passé en matière de gouvernance anticipative, la conférence de la Pre Knoppers a mis l’accent sur une approche de justice sociale et la nécessité d’activer et de catalyser ces droits universels de la personne par un plus grand partage des données au Canada et dans le monde. Un traité international sur les pandémies réunissant des organismes multilatéraux et renforçant les pouvoirs de l’OMS, la réduction de la dette par le FMI et l’homologation obligatoire des vaccins par l’OMC ne sont que quelques-unes des solutions proposées.

La Pre Knoppers dirige le Comité d’orientation du Réseau de cellules souches du Canada depuis 2005 et a présidé le Groupe de travail sur l’éthique du Forum international des cellules souches de 2005 à 2015. Elle a fondé le Projet public de génomique des populations (P3G) et la biobanque populationnelle CARTaGENE du Québec. Elle a présidé le Comité d’éthique et de gouvernance du Consortium international sur le génome du cancer (2009-2017), préside le Groupe consultatif sur l’éthique de l’AMA depuis 2015 et a coprésidé le Groupe de travail sur la réglementation et l’éthique de l’Alliance mondiale pour la génomique et la santé (GA4GH) de 2013 à 2019.

En 2015-2016, la Pre Knoppers a été membre du Groupe de rédaction des Recommandations du Conseil de l’OCDE sur la gouvernance des données relatives à la santé et a prononcé la conférence Galton en novembre 2017. Elle est titulaire de quatre doctorats honoris causa et est membre de l’Association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS), du Centre Hastings (bioéthique), de l’Académie canadienne des sciences de la santé (ACSS) et de la Société royale du Canada (SRC). Elle est officière de l’Ordre du Canada et de l’Ordre national du Québec. Elle a reçu le Prix international Henry G. Friesen 2019 pour la recherche en santé ainsi que le Prix Till et McCulloch pour la politique scientifique (2020) et a été nommée à la Commission internationale sur l’utilisation clinique de l’édition génomique des cellules germinales humaines. Elle fait actuellement partie du Groupe de travail sur les vaccins du Canada, du Comité consultatif d’experts de la Stratégie pancanadienne de données sur la santé (ASPC), du projet HostSeq de RCanGéCO et de COVID Cloud (DNAstack).

« La professeure Knoppers est renommée non seulement au Canada, mais dans le monde entier », a indiqué le Dr David Eidelman, vice-principal (Santé et affaires médicales) et doyen de la Faculté de médecine et des sciences de la santé à McGill. « Nous avons le privilège de la compter parmi les leaders de notre communauté, et je ne vois personne qui mérite davantage cette reconnaissance. »

Félicitations Professeure Knoppers!

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