6 questions avec Sheri McDowell

En direct 2021

Par Marie Moucarry

Domaine de recherche : Microenvironnement tumoral

Département : Physiologie

Superviseure : Pre Daniela Quail

Parle-nous un peu de toi :

J’ai grandi à la Barbade, dans les Caraïbes, et suis venue à Montréal pour faire mon baccalauréat en biologie. J’ai obtenu mon diplôme en 2017 et je fais maintenant un doctorat.

  1. Pourquoi as-tu choisi le Centre de recherche sur le cancer Rosalind et Morris Goodman (CRCG)?

Pendant mon baccalauréat, j’ai suivi des cours liés à la biologie du cancer que j’ai vraiment appréciés. J’ai aussi eu quelques professeurs qui travaillaient au CRCG. Par la suite, j’ai assisté au premier événement de recrutement aux cycles supérieurs du CRCG, et le choix s’est imposé de lui-même.

  1. Parle-nous de tes recherches. Quelles sont les principales conclusions?

Nos recherches portent sur le rôle du microenvironnement tumoral dans la progression du cancer. Nous examinons comment les conditions inflammatoires chroniques affectent le microenvironnement dans différents organes pour modifier l’évolution du cancer. Nous avons constaté que l’obésité est associée à des altérations des populations de cellules immunitaires (en particulier les neutrophiles) et, par conséquent, à une structure affaiblie des vaisseaux sanguins. Dans le cancer du sein métastatique, ces deux phénomènes permettent aux cellules tumorales de se propager aux poumons en circulant plus facilement à travers les vaisseaux sanguins. Nos recherches montrent que le ciblage des neutrophiles peut restaurer l’intégrité des vaisseaux sanguins, créant ainsi une barrière plus solide contre la propagation du cancer.

  1. Qu’est-ce qui te passionne le plus dans la recherche?

L’impact que notre recherche peut avoir sur les patients atteints du cancer est très motivant. Nous avons la possibilité de faire un travail vraiment significatif, qui peut même sauver des vies.

Je participe aussi à une nouvelle initiative étudiante passionnante à la Faculté de médecine et des sciences de la santé qui vise à trouver des moyens d’améliorer l’équité, la diversité et l’inclusion en sciences et dans le milieu universitaire. Nous avons hâte de partager nos idées et j’attends avec impatience les conversations qui suivront et qui aideront les étudiants de tous horizons à se sentir entendus et soutenus. N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez vous impliquer dans le comité!

Avec l’un de mes collègues de laboratoire, j’organise aussi le Symposium de la Journée de la recherche du CRCG cette année. Je suis ravie d’aider à planifier cet événement pour souligner les grandes avancées qui se déroulent en recherche sur le cancer.

  1. Quel est ton passe-temps préféré à l’extérieur du laboratoire?

J’adore la cuisine, la photographie (en particulier la photographie culinaire) et, avant la pandémie, chaque week-end, j’essayais un nouveau café ou un nouveau restaurant. J’apprécie aussi toutes les activités physiques, comme le jogging, la randonnée ou la natation (surtout lorsque je suis de retour à la Barbade et que la plage est à 7 minutes de chez moi).

  1. Quels sont tes futurs projets?

J’aimerais poursuivre en recherche sur le cancer parce que j’aime le processus de conceptualisation des idées, de mise à l’essai d’hypothèses et d’examen des résultats. Je trouve ce côté intellectuel du travail universitaire stimulant, tout comme l’impact potentiel de nos recherches sur la vie des patients. Cependant, si la pandémie m’a appris quelque chose, c’est que la vie est imprévisible. Je suis donc ouverte à toutes les options qui se présentent à moi.

  1. Qu’est-ce qui va te manquer le plus du CRCG?

Les gens (j’adore mes collègues de laboratoire et mes collègues de travail) et l’ambiance générale du centre. Tout le monde nous soutient et nous motive à donner le meilleur de nous-mêmes. Cette ambiance collective est ce qui me manquera le plus.

Vous pouvez contacter Sheri via :

Courriel : sheri.mcdowell@mail.mcgill.ca

Twitter : @mcdowell_sheri


6 questions est une nouvelle série d’entrevues du CRCG avec nos étudiants-chercheurs, sans lesquels nous ne pourrions faire nos recherches. Nous voulons mettre un visage sur leurs noms en apprenant ce qu’ils font à l’intérieur ainsi qu’à l’extérieur des laboratoires.

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