Pleins feux sur le corps professoral en sciences infirmières à l’Université McGill : Caroline Marchionni

En direct 2019

Par Oscar Morales Lopez, École des sciences infirmières Ingram

Notre corps professoral est l’âme de l’École des sciences infirmières Ingram (ÉSII). Découvrez nos pédagogues mcgillois grâce aux portraits de cette chronique. Voici Caroline Marchionni, inf., M. Sc. A., qui raconte sa passion entre autres pour le transfert des connaissances. La diplômée mcgilloise a d’abord travaillé en neurochirurgie, avant de devenir courtière de connaissances au Bureau de soutien à la transition du Centre universitaire de santé McGill. Celle qui s’investit en enseignement au premier cycle depuis 2007 assume un poste à temps plein depuis août 2016.

Pourquoi avez-vous choisi de devenir infirmière?

Je suis arrivée de façon détournée aux sciences infirmières. Au terme d’un baccalauréat avec spécialisation en psychologie et d’une maîtrise en administration, je suis tombée sur le programme d’admission directe en sciences infirmières à McGill. C’était la discipline de ma colocataire de l’époque et la diversité des sujets d’étude m’intriguait. Vu mes antécédents en administration, j’ai axé mon projet de recherche pour ma maîtrise sur le changement organisationnel dans les services de santé et sur les obstacles à la mise en œuvre de nouvelles pratiques. J’ai été attirée par le nombre de rôles du personnel infirmier, que ce soit d’un point de vue clinique, administratif et pédagogique.

Quel est votre domaine de compétence ou votre spécialisation, et pourquoi?

J’ai fait mes premiers pas en neurochirurgie, tout simplement parce que l’Hôpital neurologique de Montréal était le seul site du CUSM à être climatisé! Après huit ans en courtage de connaissances au Bureau de soutien à la transition durant le projet de réaménagement du CUSM, j’ai travaillé à temps partiel en radio-oncologie. Je m’ennuyais de me consacrer à des patients! Je m’occupe maintenant de soins palliatifs ambulatoires. C’est parfois difficile, mais chaque patient a un vécu complexe d’où émane une résilience dans l’épreuve d’une maladie incurable. Le fait de conjuguer la pratique clinique et l’enseignement me fournit des exemples concrets pour mes étudiants et un éclairage important sur les réalités du système de soins de santé du Québec.

Qu’est-ce qui vous a motivée à faire partie du corps professoral de l’ÉSII?

J’ai toujours enseigné, à commencer par la natation à des bambins de trois ans. Après mon programme de maîtrise d’admission directe, j’ai suivi un cours magistral à l’ÉSII et mon avenir s’est enfin profilé. L’enseignement permet de porter plusieurs casquettes, mais je reste avant tout une conseillère et un guide pour mes étudiants. Je les aide à jeter les bases pour progresser et s’épanouir comme professionnels de la santé. Lorsque mes étudiants deviennent mes collègues à la clinique, ça me remplit de fierté. Lors de mon embauche en 2016, je savais que j’avais trouvé mon nouveau port d’attache professionnel à l’ÉSII.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre travail?

J’aime surtout pouvoir être créative et piloter des innovations pour le programme en sciences infirmières. Avec Mélanie Gauthier, une collègue de l’ÉSII et une de mes ex-étudiantes, nous sommes en train de mettre au point une meilleure façon d’enseigner l’accès vasculaire et la perfusion aux étudiants du programme d’admission directe. Le besoin se faisait sentir et on nous a accordé la latitude pour concevoir de meilleures méthodes d’enseignement.

Qu’aimeriez-vous faire connaître de la profession infirmière de façon générale?

Le personnel infirmier sait manier l’humour avec brio et plus rien ne le surprend.

 

Le 8 octobre 2019

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