Pleins feux sur le corps professoral en sciences infirmières à l’Université McGill : Mélanie Gauthier

En direct 2019

Par Christina Kozakiewicz, École des sciences infirmières Ingram

Notre corps professoral est l’âme de l’École des sciences infirmières Ingram (ÉSII). Découvrez nos pédagogues mcgillois grâce aux portraits de cette chronique. Dans le plus récent, Mélanie Gauthier se livre, entre autres, sur sa passion pour les soins infirmiers intensifs. Avant sa charge d’enseignement à temps plein à l’ÉSII, elle était infirmière clinicienne à l’unité de soins intensifs du CUSM – site Glen et a participé activement aux comités d’amélioration de l’éducation et de la qualité de l’unité. Elle travaille encore à cette unité.

Pourquoi avez-vous choisi de devenir infirmière?

Plus jeune, j’étais incertaine de ce que je voulais faire. J’aimais beaucoup les sciences et la médecine piquait ma curiosité. Alors que je travaillais dans un café pendant mes études au secondaire et au collégial, je me suis rendu compte que j’aimais échanger avec les gens, même de parfaits inconnus, et écouter les anecdotes de tous et chacun. Lorsque j’ai appris d’une amie qu’elle soumettait une demande en sciences infirmières à l’université, un déclic s’est opéré et j’ai su que ce domaine serait le bon choix pour moi.

Quel est votre domaine de compétence ou votre spécialisation, et pourquoi?

Mon domaine d’expertise et ma passion, ce sont les soins infirmiers intensifs, car ils comblent mon vif intérêt pour les sciences de la santé et mon désir de soigner des gens alors qu’ils sont très vulnérables. Bien sûr, accompagner des patients dans un état critique et leurs proches peut être très exigeant, mais c’est un privilège. La complexité de l’environnement, mon degré d’autonomie, mon sentiment de responsabilité pour assurer la sécurité et le confort de mes patients, et les possibilités de faire une différence, petite ou grande, pour ces patients et leurs proches – voilà ce qui anime ma passion.

Qu’est-ce qui vous a motivée à faire partie du corps professoral de l’ÉSII?

Plusieurs mentors ont stimulé mon intérêt en éducation au fil des ans et multiplié les occasions pour que j’approfondisse mes compétences dans le domaine. Au terme de ma maîtrise, une collègue m’a suggéré de poser ma candidature pour un poste d’enseignante clinique à l’ÉSII. Le travail avec les étudiants m’a incitée à participer à l’orientation du nouveau personnel infirmier à l’unité de soins intensifs, et à continuer à travailler à l’École en tant que chargée d’enseignement à temps partiel. Mes collègues actuels m’ont ensuite encouragée à me joindre de façon permanente au corps professoral de l’ÉSII. Personne n’a eu à me convaincre : enseigner les soins infirmiers intensifs aux étudiants et infirmières et infirmiers était ma nouvelle passion. Je désirais transmettre mes connaissances et ma ferveur pour les soins infirmiers intensifs aux futures générations.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre travail?

J’aime ce que je fais pour plusieurs raisons. Je prends plaisir à côtoyer mes collègues inspirés et passionnés. J’aime apprendre de mes étudiants et avec eux, et faire partie de leur cheminement pour devenir des infirmières et des infirmiers qualifiés et empathiques. Et j’aime mon travail pour son offre variée de perfectionnement comme infirmière ou infirmier, pédagogue et leader.

Qu’aimeriez-vous faire connaître de la profession infirmière de façon générale?

  1. La profession abonde en possibilités de perfectionnement et de choix de carrière. C’est une expérience de formation continue, qu’on peut enrichir de nouveaux savoir-faire et rôles.
  2. En tant qu’infirmières et infirmiers, nous pouvons chaque jour prendre soin des gens, défendre leurs droits et faire une différence, grande ou modeste, dans leur vie. L’accompagnement des patients et des leurs, dans leurs expériences de santé et de guérison, incite à l’humilité.
  3. Compétents, éduqués et bienveillants, les infirmières et les infirmiers exercent une profession qui est inscrite dans leur ADN et qui est source de grande fierté.

 

Le 24 avril 2019

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