Pleins feux sur le corps professoral en sciences infirmières : Josée Bonneau

En direct 2019

Par Christina Kozakiewicz, École des sciences infirmières Ingram

Notre corps professoral est l’âme de l’École des sciences infirmières Ingram (ÉSII). Dans ce portrait de notre série Pleins feux sur le corps professoral en sciences infirmières, Josée Bonneau partage sa passion, entre autres, pour les soins infirmiers, l’enseignement et la formation en éthique. Avant de devenir chargée d’enseignement à temps plein à l’ÉSII, en 2014, Josée Bonneau a travaillé au Bureau de surveillance de l’exercice infirmier de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), où elle participait activement au développement des compétences infirmières et de lignes directrices de pratique fondées sur les données probantes. En janvier 2019, Josée est également devenue directrice adjointe, ÉSII – Programmes d’études de premier cycle.

Pourquoi avez-vous choisi de devenir infirmière?

À l’origine, je ne me destinais pas à la pratique infirmière. C’est en travaillant comme réceptionniste dans une agence de placement infirmier, un été, que j’ai pu constater l’apport des infirmières à la société. Leurs qualités uniques m’ont inspirée à rejoindre leurs rangs. Je suis retournée aux études pour faire les cours préalables, et l’année suivante, j’ai postulé au baccalauréat en sciences infirmières.

Qu’est-ce qui vous a menée vers la formation en éthique, entre autres champs d’intérêt?

Durant mes études en sciences infirmières, j’ai approfondi diverses aptitudes, dont l’introspection et la réflexion. En réfléchissant à mes valeurs et à mes croyances, je me suis intéressée au rôle que jouent l’éducation et le système de santé dans le développement des compétences éthiques et professionnelles chez les étudiantes et étudiants en sciences infirmières. Après des années en soins infirmiers communautaires, mon désir d’explorer cette question est devenu évident. C’est cette curiosité qui m’a menée vers les études supérieures en formation infirmière et en bioéthique.

Qu’est-ce qui vous a motivée à vous joindre au corps professoral de l’ÉSII?

En travaillant à l’OIIQ, j’ai eu l’occasion d’interagir avec plusieurs établissements de santé affiliés à McGill, et leur esprit de communauté m’a impressionnée. Et en fin de compte, l’enseignement me manquait tellement que j’ai ressenti le besoin de m’y investir à temps plein.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre travail?

J’adore mon travail pour plusieurs raisons, mais s’il faut en choisir seulement une, ce serait d’avoir la chance d’accompagner les étudiantes et les étudiants dans leur cheminement pour devenir des professionnels de la santé remarquables.

Quel aspect de la profession infirmière aimeriez-vous faire connaître au grand public?

Faire partie de l’expérience de santé d’une personne est un privilège. Parmi les professions de la santé, la profession infirmière est la plus privilégiée, à mon avis, parce qu’on peut y tisser des relations significatives avec les patients et leur famille. Il faut se rappeler que le leadership infirmier peut être démontré au chevet du patient. Le plus petit geste peut parfois avoir le plus d’impact. Je veux aussi rappeler aux infirmières et infirmiers deux clés d’un bon mentorat : diriger par l’exemple, et avoir une bonne écoute.

Avez-vous un mot de la fin à ajouter?

Devenir infirmière fait grandir, personnellement et professionnellement. C’est de loin la profession la plus enrichissante.

 

Le 27 mars 2019

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