Pékin et McGill : apprendre les uns des autres pour améliorer les soins de première ligne

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De gauche à droite: Pr Xiaoyun Liu, directeur adjoint du Centre d’études sur le développement de la santé de la Chine de Université de Pékin, Pre Qiudan Sun, directrice du Bureau de la coopération internationale du Centre des sciences de la santé de l’Université de Pékin, Pr Daniel Weinstock, directeur de l’Institut de recherche sur les politiques sociales et de santé de McGill, Dr David H. Eidelman, vice-principal (santé et affaires médicales) et doyen de la Faculté de médecine de McGill, Pr Zhan Qimin, vice-président de l’Université de Pékin et doyen du Département de médecine, Pre Martha Crago, vice-principale (recherche et innovation) de McGill, Dr Howard Bergman, directeur du Département de médecine de famille de McGill, Dre Miriam Boillat, vice-doyenne de la formation professorale du Centre d’éducation médicale de McGill et Rachel Simmons, gestionnaire du projet d’Innovations pédagogiques en médecine de famille de McGill. (Photo : China Net)

 

Les dirigeants de l’Université de Pékin et de l’Université McGill se sont entendus sur des objectifs et des défis communs, tout en apprenant des différences d’approches et de politiques des uns et des autres, et ont signé un protocole d’entente pour poursuivre la collaboration dans les soins, la formation et la recherche. L’ambassadeur du Canada en Chine, l’honorable John McCallum, était également présent. (Photo : China Net)

Par Frédérique Mazerolle

Le 20 novembre dernier, des dirigeants de l’Université McGill se sont rendus à Pékin pour assister au premier symposium conjoint sur les soins de première ligne, From Policy to Action: Strengthening Primary Health Care as the Foundation of our Health Systems. Les représentants des deux universités ont échangé au sujet de leurs buts et défis communs, ont tiré mutuellement des leçons de leurs différentes approches et politiques, et ont signé un protocole d’accord pour poursuivre des collaborations en matière de soins, d’éducation et de recherche.

Organisé par le Centre d’études sur le développement de la santé de la Chine de l’Université de Pékin et le Département de médecine de famille de l’Université McGill, le symposium a réuni plus de 100 participants spécialisés en soins de première ligne et en politiques de santé du Canada et de la Chine. Les discussions ont porté sur l’état des soins de première ligne dans les deux pays et sur les facteurs contextuels à prendre en compte pour définir les actions futures.

L’évènement était co-présidé par le Pr Xiaoyun Liu, directeur adjoint du Centre d’études sur le développement de la santé de la Chine et le Dr Howard Bergman, directeur du Département de médecine de famille de McGill. L’ambassadeur du Canada en Chine, l’honorable John McCallum, était également présent.

« La Chine et le Canada collaborent déjà depuis des décennies dans les domaines de la santé et de la médecine […] et le meilleur reste à venir en termes de coopération future dans une ère de nombreux défis, dont le vieillissement de la population », a-t-il déclaré.

Au cours des discussions en plénière, les membres des deux délégations ont convenu qu’un système de soins de première ligne solide était plus efficace et plus rentable pour soigner la majorité de la population, ainsi que pour gérer les maladies chroniques et faire face au vieillissement de la population. Les deux pays ont également souligné la nécessité d’accroître la collaboration entre les professionnels de la santé, d’assurer l’équité des soins entre les populations rurales et urbaines et de maintenir des politiques de soins axées sur le patient.

« Nous devons habiliter ceux qui travaillent en première ligne à détecter, diagnostiquer, traiter, gérer et suivre les maladies chez les patients », a expliqué le Dr Bergman. « Plus que jamais, les équipes de santé sont capables de gérer la plupart des aspects d’une maladie sans ’faire appel à un spécialiste. »

La Pre Martha Crago, vice-principale (recherche et ’innovation) de l’Université McGill, a souligné la nécessité de poursuivre la recherche en soins de première ligne pour appuyer ces efforts. « La recherche en soins de première ligne ne porte pas seulement sur la maladie, mais aussi sur notre façon d’enseigner, sur la formation des cliniciens-enseignants et sur la façon dont nous pouvons faire une différence en offrant divers types de soins aux patients », a-t-elle expliqué.

Conformément au plan stratégique du gouvernement chinois pour les services de santé (communément appelé Healthy China 2030), les facultés de médecine du pays travaillent main dans la main avec les professionnels de la santé et les intervenants externes pour atteindre les objectifs liés à la bonne santé et au bien-être à tout âge. À cette fin, la Chine tente de mettre l’accent sur l’augmentation du nombre d’étudiants en médecine et de dirigeants en santé communautaire qui participent aux soins de première ligne, à l’instar des initiatives du Canada.

« La majorité des diplômés canadiens en médecine d’aujourd’hui se dirigent vers la médecine de famille », a déclaré le Dr David Eidelman, vice-principal (santé et affaires médicales) et doyen de la Faculté de médecine de l’Université McGill. « L’importance des soins de première ligne pour un système de soins de santé durable a été largement mise de l’avant par les gouvernements et les facultés de médecine au cours des dernières années, et les résultats sont encourageants. »

Des plans sont déjà en cours pour un deuxième symposium conjoint, qui se tiendra à Montréal à l’automne 2019.

 

Le 20 décembre 2018

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