Quatre chercheurs affiliés à l’Université McGill parmi 14 équipes novatrices de recherche sur le cancer de la prostate, titulaires de subventions attribuées par la Fondation Movember et Cancer de la prostate Canada

En direct 2015

Discovery-Grant-Twitter-French_newQuatorze équipes canadiennes de recherche avant-gardiste sur le cancer de la prostate ont vu leur innovation récompensée par une Subvention de découverte Movember, financée par la Fondation Movember par l’intermédiaire de Cancer de la prostate Canada (CPC). Les titulaires de ces subventions ont été choisis en raison de leurs projets de recherche inédits qui ont le potentiel de changer considérablement les choses dans un bon nombre de domaines du spectre de la recherche sur le cancer de la prostate. Chaque subvention peut atteindre jusqu’à 200 000 $.

« Nous continuons de faire des progrès importants dans les voies bien établies de la recherche sur le cancer de la prostate, mais nous devons également continuer d’explorer de nouvelles approches, a expliqué M. Stuart Edmonds, vice-président de la Recherche, de la Promotion de la santé et du Soutien des survivants de CPC. Grâce à ce nouveau financement, nous produisons de nouvelles connaissances afin de créer un nouvel espoir pour l’homme sur huit au Canada qui recevra un diagnostic de cancer de la prostate au cours de sa vie. »« La communauté des chercheurs en recherche sur le cancer de la prostate a considérablement contribué à l’échelle mondiale aux progrès récents des traitements du cancer de la prostate et des soins en la matière. Malgré ces progrès, il reste encore beaucoup à faire pour parvenir à distinguer les cancers de la prostate bénins des cancers de la prostate mortels et à freiner la progression de la maladie. Grâce au programme des Subventions de découverte Movember, nous avons la conviction que les nouvelles approches adoptées dans ces projets apporteront de grands progrès au cours des prochaines années », a déclaré Paul Villanti, directeur administratif des Programmes à la Fondation Movember. Travaillant dans divers établissements du pays, les titulaires des subventions de cette année et leurs équipes abordent collectivement un large éventail de sujets, dont les nouveaux biomarqueurs diagnostiques, les cibles des traitements et des analyses économiques. Les chercheurs affiliés à l’Université McGill sont :


Michel Tremblay, Université McGill, Montréal
L’évolution du cancer de la prostate est un processus complexe fortement influencé par les hormones telles que les androgènes. C’est ce qui explique que la thérapie est fortement concentrée sur le traitement anti-androgénique. Malgré cela, de nombreux cancers avancés continuent de se développer même si les hormones ne sont plus là pour les faire croître.  L’équipe de M. Tremblay explorera de nouveaux moyens de détecter et de traiter les cancers androgéno-dépendants à haut risque avant qu’ils ne deviennent androgéno-indépendants. Elle examinera une série de gènes qui causent le cancer et coamplifiés présents et contrôlés par les androgènes dans le cancer de la prostate. À partir de ces résultats, l’équipe de M. Tremblay s’efforcera d’établir si ces mutations génétiques peuvent déterminer si un cancer sera virulent et si elles peuvent également servir de fondement à une nouvelle cible dans le traitement du cancer de la prostate à un stade avancé.Jian Hui Wu, Hôpital général juif, Montréal L’immunothérapie est devenue une option thérapeutique pour les patients atteints de cancer de la prostate, car le système immunitaire est stimulé pour lutter contre les cellules cancéreuses de la prostate. M. Wu et son équipe proposent de mettre au point de nouveaux composés chimiques qui peuvent provoquer cette réaction immunitaire puissante. Il est déjà prouvé que la structure protéique STING peut engendrer une réaction antitumorale dynamique et l’équipe de M. Wu espère réussir à favoriser cette réaction chez des patients humains. Actuellement, les composés qui activent la STING chez les souris ont montré qu’ils avaient un effet antitumoral spectaculaire, mais le composé particulier utilisé ne peut pas activer la STING humaine. M. Wu et son équipe travailleront à l’élaboration de composés qui activeront la STING humaine et appliqueront les résultats des souris aux hommes.

Alice Dragomir et Armen Aprikian, Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill, MontréalMme  Dragomir, Dr Aprikian et leur équipe effectueront une analyse de rentabilité exhaustive d’un certain nombre de nouveaux tests qui semblent prometteurs sur le plan clinique pour ce qui est du dépistage, du diagnostic ou du traitement du cancer de la prostate, mais que les centres médicaux n’utilisent pas couramment ni au Canada ni à l’étranger en raison d’un manque de preuves de leur coût-efficacité. En prouvant le coût-efficacité des interventions, l’équipe vise à orienter la prise de décisions et à contribuer à accroître l’accès aux nouveaux progrès du dépistage et du traitement du cancer de la prostate. On s’attend à ce que les résultats de cette étude améliorent les décisions cliniques, l’optimisation des soins de santé, influencent les décisions en matière de politique de santé et augmentent l’autonomie des patients.

Ivan Topisirovic, Hôpital général juif, Montréal

La communication entre les cellules situées dans deux compartiments de la prostate – l’épithélium et le stroma – est importante pour son fonctionnement normal, mais peut également influencer l’apparition et la propagation du cancer de la prostate. On pense que cette communication est, en partie, la raison pour laquelle certains hommes ont des cancers virulents qui progressent rapidement, tandis que chez d’autres, le cancer ne réagit pas de cette manière. Pour mieux comprendre le processus du développement du cancer, et en collaboration avec une équipe d’experts internationaux (MM. Hutmacher, Furic et Larsson), DTopisirovic a mis au point une « prostate artificielle » pour aider à comprendre le mode de communication entre les compartiments de la prostate et concevoir des outils de surveillance et de contrôle de cette communication. Cette information pourrait nous aider à savoir quand reporter les traitements radicaux dans les cas où le cancer est moins virulent et peut également aider à bloquer la communication pour améliorer les traitements actuels, dans le cas des cancers avancés de la prostate.


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