Quebec’s new finance minister to table first budget

Posted on Wednesday, June 4, 2014
Quebec finance minister Carlos Leitao, BA’79, was once ranked as the world’s second best economist by Bloomberg News. / Photo: Christinne Muschi

Quebec finance minister Carlos Leitao, BA’79, was once ranked as the world’s second best economist by Bloomberg News. / Photo: Christinne Muschi

By Gary Francoeur

(Version française à suivre)

Quebec’s new finance minister, Carlos Leitao, BA’79, has a way with numbers. Good thing, since he is the architect of the Liberal Party’s first budget under Premier Philippe Couillard that will be introduced later today.

But the province’s faltering economy wasn’t the only thing that propelled Leitao into the political fray.

Leitao, who stepped down as chief economist at Laurentian Bank Securities to run in the April provincial election, says he was also concerned with the Parti Québécois’ proposed secular charter of values, a polarizing bill with unsettling implications for immigrants and visible minorities.

“I felt that [the PQ government] were heading in a dangerous direction and engaging in very divisive politics,” says Leitao, who is a Portuguese immigrant. “I said, ‘OK, this is it. I need to jump in now. This doesn’t make any sense.’”

Replacing departing Liberal MNA Pierre Marsan, Leitao ran in the Robert Baldwin riding in Montreal’s West Island, receiving more than 87 per cent of the votes, and becoming one of a dozen McGill graduates to earn seats in the Quebec National Assembly. When Premier Philippe Couillard named him minister of finance a few weeks later, Leitao became one of the most important members of the new Quebec government.

Leitao described the 33-day electoral campaign as “a rude awakening” to the political process, but he knows the real work will be in trying to right Quebec’s teetering financial ship. Of utmost importance, he explains, is to manage the province’s public debt and address its rapidly declining labour force.

“When you have a high level of public debt and at the same time a nearly stagnant economy, it can be a recipe for disaster,” he says. “We need to find ways to become more efficient and more productive to ensure that economic growth accelerates to offset this demographic shock and manage our large level of debt.”

Leitao came to Canada in 1975 with his family to escape the instability triggered by a military coup in Portugal. Though he had been a student at the University of Lisbon at the time, he was unable to take his academic transcripts with him due to the upheaval, and he says McGill was the only university in Montreal willing to accommodate him regardless.

“McGill had a special program in place to help integrate foreign students, help me choose classes and show me around campus. It was all very organized,” he explains.

After completing his bachelor’s degree in economics from McGill, Leitao spent more than 30 years working in the financial and banking sectors, serving in several positions at the Royal Bank of Canada before becoming chief economist for Laurentian Bank Securities. In 2008, he was ranked as the world’s second best economist by Bloomberg News.

The federal Liberal Party’s citizenship and immigration critic John McCallum, PhD’77, a former McGill dean of arts who was once Leitao’s boss at Royal Bank, believes that his former colleague will excel at this new role.

“He has a good mind as an economist and thinks things through from an economic point-of-view,” McCallum says. “He is a conscientious, hardworking individual and those traits are important for a finance minister.”

Leitao says he is eager for the challenges ahead, and he credits his experience at McGill with providing him with the skills necessary to integrate into Canadian life and to succeed professionally.

“Certainly, everyone knows about the quality of a McGill education, but the fact that it has such an international aspect to it is just as important,” he says. “I was put in contact with students from many different countries, which really helped to open my horizons. The fact that McGill was so open to the world – especially at that time – was priceless.”

 

Le nouveau ministre des Finances du Québec présente son premier budget

Par Gary Francoeur

Le nouveau ministre des Finances du Québec, Carlos Leitao, B.A. 1979, aime jouer avec les chiffres. C’est une bonne chose, car il est l’artisan du premier budget présenté par le Parti libéral depuis l’élection du premier ministre Philippe Couillard et qui sera déposé aujourd’hui.

L’économie chancelante de la province n’est toutefois pas la seule raison ayant motivé Carlos Leitao à se lancer en politique.

M. Leitao, qui a démissionné de son poste d’économiste en chef de Valeurs mobilières Banque Laurentienne afin de se présenter aux élections provinciales du mois d’avril, affirme qu’il était également préoccupé par la future Charte des valeurs québécoises du Parti Québécois, un projet de loi controversé aux conséquences troublantes pour les immigrants et les minorités visibles.

« J’ai eu le sentiment qu’il [le gouvernement du Parti Québécois] s’engageait sur une pente dangereuse et s’apprêtait à adopter une politique de nature à créer des divisions », affirme M. Leitao, immigrant d’origine portugaise. « Je me suis alors dit : OK, c’est assez, il faut que je fasse le saut dès maintenant. La situation n’a aucun sens. »

Remplaçant Pierre Marsan, député libéral à l’Assemblée nationale, Carlos Leitao s’est présenté dans la circonscription de Robert-Baldwin, dans l’ouest de l’île de Montréal, et a obtenu plus de 87 pour cent des votes, devenant ainsi l’un des quelque dix diplômés de McGill à faire son entrée comme député à l’Assemblée nationale. Lorsque le premier ministre Philippe Couillard l’a nommé ministre des Finances quelques semaines plus tard, M. Leitao est devenu l’un des membres les plus influents du nouveau gouvernement québécois.

Carlos Leitao a décrit la campagne électorale de 33 jours comme une « rude initiation » au processus politique, mais il sait que son véritable défi consistera à redresser la situation financière chancelante du Québec. Il est de la plus haute importance, explique-t-il, de gérer la dette publique de la province et d’enrayer la pénurie de main-d’œuvre.

« Lorsque la dette publique est très élevée et que l’économie est presque stagnante, la table est mise pour un désastre », affirme M. Leitao. « Nous devons trouver des moyens d’être plus efficaces et plus productifs afin de nous assurer que la croissance économique s’accélère pour compenser ce choc démographique et gérer notre lourde dette publique. »

M. Leitao a immigré au Canada avec sa famille en 1975 afin d’échapper à l’instabilité résultant d’un coup d’État militaire au Portugal. Étudiant à l’Université de Lisbonne, il n’avait pu apporter ses relevés de notes en raison des perturbations, et McGill fut la seule université montréalaise à accepter sa candidature en dépit de la situation.

« McGill avait mis sur pied un programme spécial afin d’aider les étudiants étrangers à s’intégrer et m’a aidé à choisir mes cours et à m’orienter sur le campus. L’organisation était impeccable », explique-t-il.

Après avoir obtenu un baccalauréat en économie de l’Université McGill, Carlos Leitao a travaillé pendant plus de 30 ans dans les secteurs financier et bancaire, où il a occupé de nombreux postes à la Banque Royale du Canada avant d’être nommé économiste en chef à Valeurs mobilières Banque Laurentienne. En 2008, il figurait au deuxième rang des meilleurs économistes au monde selon Bloomberg News.

Le critique du Parti libéral en matière de citoyenneté et d’immigration, John McCallum, Ph. D. 1977, ancien doyen de la Faculté des arts qui a déjà été le supérieur de M. Leitao à la Banque Royale, estime que son ancien collègue excellera dans ses nouvelles fonctions.

« Il est doté d’un jugement sûr à titre d’économiste et examine toujours les choses du point de vue économique », précise M. McCallum. « Il est consciencieux et travaillant, deux qualités essentielles pour un ministre des Finances. »

Carlos Leitao est impatient de relever les défis qui l’attendent et affirme que ses études à l’Université McGill lui ont permis d’acquérir les compétences nécessaires pour s’intégrer à la vie au Canada et réussir sur le plan professionnel.

« Bien sûr, tout le monde connaît la qualité de l’enseignement offert par McGill, mais son aspect international est tout aussi important », précise-t-il. « J’y ai côtoyé des étudiants de nombreux pays, ce qui a contribué à élargir mes horizons. L’ouverture de McGill sur le monde – particulièrement à cette époque – a eu pour moi une valeur inestimable. »

 

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