La Clinique d’information juridique de McGill a 40 ans

Posted on Tuesday, October 1, 2013
Dans l’ordre usuel: John Hutchings (directeur des communications), Catherine Hamill (conseillère-étudiante senior), David Plotkin (directeur de la recherche), Corina Manole (directrice des services communautaires), Kiran Ross (directrice de la représentation étudiante et des affaires universitaires), Rebecca Dawe (directrice exécutive), Laura Damecour (coordonnatrice de la conférence du 40e), Megan Mah (directrice des ressources humaines et matérielles). / Photo: Lysanne Larose

Dans l’ordre usuel: John Hutchings (directeur des communications), Catherine Hamill (conseillère-étudiante senior), David Plotkin (directeur de la recherche), Corina Manole (directrice des services communautaires), Kiran Ross (directrice de la représentation étudiante et des affaires universitaires), Rebecca Dawe (directrice exécutive), Laura Damecour (coordonnatrice de la conférence du 40e), Megan Mah (directrice des ressources humaines et matérielles). / Photo: Lysanne Larose

Par Bridget Wayland; traduction de Lysanne Larose

En 1976, alors que Michael Bergman n’avait que 19 ans et portait une moustache à la Fu Manchu, il ouvrait les portes de la Clinique d’information juridique de McGill (la Clinique) en compagnie d’une poignée de camarades de classe. Depuis, la Clinique n’a jamais cessé d’offrir de l’information juridique bilingue aux Montréalais qui en font la demande.

« À l’époque, l’enseignement dispensé à la Faculté était très théorique », se rappelle Michael Bergman (BCL ‘75, LLB’76). « Il n’y avait pas de cours pratiques, alors une clinique juridique gérée par des étudiants, c’était inédit. »

Depuis, les choses ont bien changé, et la Faculté offre aujourd’hui de nombreuses occasions pour les étudiants de contribuer à la communauté, que ce soit par le biais du Cours de clinique juridique, qui place des étudiants dans des organismes communautaires, le Programme de sensibilisation au secondaire, le Réseau national d’étudiant(e)s pro bono ou le Programme de médiation communautaire. Mais leur illustre aïeule, c’est la Clinique.

Aujourd’hui, près de 100 bénévoles et six administrateurs travaillent à la Clinique afin d’offrir de l’information juridique à environ 4 000 personnes chaque année. La Clinique propose aussi un service de représentation pour les étudiants de McGill devant les instances disciplinaires de l’Université, ainsi que des séances d’information aux organismes communautaires locaux, le tout à partir de ses locaux situés dans le Centre universitaire qui a pignon sur la rue McTavish.

« Nous répondons à tous les appels », dit John Hutchings, étudiant en 3e année et directeur des communications de la Clinique. « Nous sommes ouverts 40 heures par semaine et s’il y a une liste d’attente, nous rappelons en l’espace de quelques jours. »

Les questions les plus fréquentes portent sur des problèmes entre propriétaires et locataires, sur le droit du travail et sur le droit de la famille. « Nous leur expliquons quelle est la situation, quels sont leurs droits et obligations, et comment entamer un recours juridique », explique la directrice générale, Rebecca Dawe, une étudiante en 4e année qui a travaillé dans une ONG à Terre-Neuve avant de venir à McGill. « Nous vulgarisons le droit : le savoir, c’est le pouvoir ! »

Si l’équipe de la Clinique est fière de marquer le 40e anniversaire de la Clinique, son fondateur l’est aussi. « Quarante années d’opération, c’est vraiment remarquable », dit Michael Bergman, qui encore aujourd’hui contribue à la vie de la Clinique. « Ça témoigne de l’esprit d’initiative de plusieurs générations d’étudiants en droit et ça en dit aussi beaucoup sur la grande qualité de l’enseignement du droit à McGill ! »

Aujourd’hui, Michael Bergman, établi à Montréal, dirige son propre cabinet et pratique en droit civil et commercial, ainsi qu’en matière de droits de la personne et de droit constitutionnel. Il continue de croire que les étudiants en droit devraient jouer un rôle plus important dans l’accès à la justice au Québec. « Je crois que les cliniques dirigées par des étudiants sont sous-utilisées », dit-il. « Le simple citoyen se sent intimidé par le système judiciaire; la Clinique est un endroit accueillant où ils peuvent commencer leurs démarches.»

Cette opinion est partagée par Kiran Ross, directrice de la représentation étudiante et des affaires universitaires: « Quand on sait à quelle fréquence sonne le téléphone à la Clinique, on commence à comprendre l’ampleur des problèmes d’accès à la justice au Québec. Nous sommes fiers de faire partie de la solution. »

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Category: News

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