Message de la vice-principale

Volume 6, Numéro 2
Docteure Rose Goldstein, Vice-principale (recherche et relations internationales)

Docteure Rose Goldstein, Vice-principale (recherche et relations internationales)

J’ai la chance d’habiter au centre-ville de Montréal et de pouvoir me rendre au travail à pied. Chaque jour, j’enfile mes chaussures de sport (ou mes bottes à cette époque de l’année), j’attrape mon sac à dos et je me mets en route pour le trajet de 15 à 20 minutes qui me sépare du bureau.

Le matin, ce trajet me permet de me préparer à la journée qui m’attend et le soir, de décompresser. Étonnamment, le brouhaha du centre-ville de Montréal ne m’empêche pas de réfléchir. Bien au contraire. Dernièrement, inspirée par les articles du présent numéro d’en tête, je me suis prise à réfléchir aux impacts très concrets des recherches menées à McGill sur notre vie quotidienne.

Bâtir un monde meilleur sous-tend tous les projets dont rendent compte les articles de ce numéro, et mes allées et venues quotidiennes dans les rues de la ville m’ont permis de mieux appréhender la justesse de cette ambition. J’ai récemment compris que grâce aux recherches menées à McGill aujourd’hui, mes habitudes de vie pourraient connaître de grands et petits changements au cours des prochaines années.

Ainsi, si le mois prochain j’ai subitement plus de temps pour traverser un carrefour très achalandé, ce sera parce que l’une des études sur les transports menées par McGill aura permis de rendre les rues de Montréal plus sûres et plus efficaces. Dans quelques années, il est tout à fait possible que les automobiles qui sillonnent nos rues fonctionnent avec des biocarburants écologiques, grâce aux progrès que nos chercheurs auront accomplis dans le domaine de la conception de moteurs à combustion. Il est même possible que les recherches mcgilloises sur les nutraceutiques aux propriétés anti- douleur et anti-cancer et que les progrès réalisés dans la fabrication de biomatériaux pour remplacer os et ligaments me permettent de continuer à marcher encore très, très longtemps.

Et nos découvertes trouveront un écho bien au-delà de l’itinéraire qui me conduit chaque matin sur le campus. Avec l’aide du gouvernement et de nos partenaires industriels, nous parvenons à transférer sur le marché de nombreuses technologies, plus fabuleuses les unes que les autres. Autrement dit, nos bonnes pratiques en ce qui a trait aux pistes cyclables pourront un jour peut-être protéger des cyclistes ailleurs dans le monde. Il se pourrait même que les personnes ayant subi une greffe et qui vivent à l’autre bout de la planète puissent bénéficier d’une convalescence accélérée grâce à des traitements développés à McGill.

J’ai récemment célébré mon premier anniversaire au poste de vice-principale à la recherche et aux relations internationales à McGill, et le privilège qui m’est donné d’observer de très près l’impact des travaux qui y sont menés demeure pour moi une extraordinaire source d’inspiration. Je suis frappée d’admiration pour la passion et la persévérance de nos chercheurs, pour la façon dont ils prennent les problèmes à bras le corps, aussi complexes soient-ils et quels que soient les échéanciers.

En recherche, le changement est généralement le résultat de progrès graduels; les « illuminations » sont rares. Mais nos chercheurs ne se laissent pas aller au décourage- ment, bien au contraire. Ils poursuivent inlassablement leurs travaux pour faire de notre monde un endroit plus sûr, plus intelligent et mieux adapté, une étape à la fois. Je vous invite à découvrir certaines de ces étapes dans cette nouvelle édition d’en tête. Quelques- unes des recherches présentées dans ces pages donneront naissance à de grands progrès, et d’autres changeront notre monde dans un proche avenir.

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