L’effet de la malbouffe sur le cerveau
8 mai 2012Une nouvelle étude pourrait aider les décideurs en matière de politiques publiques à déterminer si la publicité sur la malbouffe devrait être soumise à la même réglementation que celle sur le tabac.
Le Dr Alain Dagher, chercheur à l’Institut neurologique de Montréal de l’Université McGill, a analysé l’activité du cerveau humain en présence de nourriture et conclu que l’une des principales causes de l’augmentation de l’obésité pourrait bien être une sensibilité accrue à des aliments riches en calories, faciles d’accès et très présents dans les publicités. Les résultats de son étude ont été publiés par Cell Press dans la revue Trends in Endocrinology and Metabolism.
Grâce à la neuro-imagerie fonctionnelle du cerveau, on peut tenter de comprendre, sans effraction tissulaire, le contrôle neuronal de l’alimentation chez l’homme. « On s’intéresse notamment beaucoup à l’étude du cerveau pour la source de la vulnérabilité à la suralimentation dans un univers où abondent les aliments riches en calories et bon marché », affirme le Dr Dagher. Selon ses recherches, les signaux d’anticipation émis lorsqu’une personne fait un choix alimentaire jouent un rôle clé dans la vulnérabilité à l’obésité. Les personnes obèses présentent notamment une activation cérébrale plus grande à la vue d’aliments gras ou sucrés.
Pour en savoir plus sur cette étude
