Le changement climatique n’est pas la source de tous les maux!

29 février 2012

Tom Gleeson, professeur au Département de génie civil à McGill, et son collègue Grant Ferguson de l’Université de la Saskatchewan se sont intéressés aux eaux souterraines du littoral. En étudiant 1 400 bassins côtiers, ces géoscientifiques ont découvert que la montée du niveau des mers, causée par le changement climatique, n’avait pas beaucoup d’effet sur les aquifères. L’activité humaine, en revanche – plus particulièrement le pompage d’eau potable, les besoins locaux et l’irrigation – entraîne d’importantes répercussions sur les eaux souterraines.

Les aquifères retiennent l’eau douce issue notamment de la pluie ou de la fonte des neiges, et cette eau est ensuite puisée pour répondre aux besoins quotidiens des populations avoisinantes. Cette demande d’eau augmente et on estime aujourd’hui que 25 % des Canadiens en font usage; du coup, les aquifères sont laissés en plan. La situation touche particulièrement les aquifères côtiers susceptibles d’être inondés d’eau de mer. « Comme les aquifères côtiers sont très vulnérables à l’augmentation de la demande d’eau, il nous faut élaborer de solides politiques éclairées à cet égard », souligne le professeur Gleeson. « Nous pouvons réduire la consommation des eaux souterraines en zone littorale ou gérer l’utilisation des eaux souterraines de façon judicieuse. » Les deux professeurs ont récemment publié leur étude dans Nature Climate Change (en anglais).

La recherche a en partie été réalisée grâce au soutien du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada et de l’Institut canadien de recherches avancées (ICRA). Le professeur Gleeson est boursier junior de l’ICRA.

Comments are closed.