Plus de diversité dans… la biodiversité

29 août 2011

Les écosystèmes produisent des denrées alimentaires, empêchent la libération de carbone dans l’atmosphère et purifient l’eau. Mais de quelle quantité d’éléments les écosystèmes ont-ils besoin pour s’acquitter de leur mission ? Une quantité considérable, selon une étude récente encadrée par McGill.

Jusqu’à présent, on ne savait pas s’il fallait beaucoup ou peu d’espèces dans un écosystème pour obtenir des services écosystémiques. En combinant les données de 17 des expériences les plus vastes et les plus longues en matière de biodiversité, des chercheurs universitaires d’Amérique du Nord et d’Europe ont constaté que les études antérieures avaient sous-estimé l’importance de la biodiversité dans le maintien de divers services écosystémiques, et ce, pendant de nombreuses années et à de nombreux endroits. Les résultats de cette étude ont été publiés dans Nature.

En examinant les espèces végétales des prairies, les chercheurs ont constaté que la plupart des espèces étaient importantes, au moins une fois, dans le maintien des services écosystémiques. En effet, divers ensembles d’espèces étaient importants selon l’année, le lieu, les services et le scénario de changement global (p. ex. changement climatique ou dans l’utilisation des sols). En outre, les espèces nécessaires pour fournir un service pendant plusieurs années n’étaient pas les mêmes que celles essentielles à la prestation de services multiples pendant une seule année.

« Autrement dit, la biodiversité est encore plus importante qu’on ne le croyait auparavant pour le maintien des services écosystémiques », explique Forest Isbell, auteur et chercheur principal de l’étude, ancien chercheur postdoctoral travaillant sous la direction du professeur de biologie de McGill Michel Loreau (le professeur Loreau a également encadré cette étude) et aujourd’hui est chercheur postdoctoral à l’Université du Minnesota. « Nos résultats indiquent que de nombreuses espèces sont essentielles au maintien des services écosystémiques à plusieurs époques et endroits dans un monde en perpétuel mouvement, et que les espèces sont moins redondantes qu’on ne le croyait. » Plus sur cette étude.

Cette recherche a été financée par une Subvention à la découverte du Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie du Canada et par le Programme des chaires de recherche du Canada.

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