Votre recherche est complètement erronée? Pas le temps de nous en préoccuper !

30 juin 2011

Vous savez, cette personne qui travaille avec vous et qui se plaint des mauvaises décisions du service, mais qui est « trop occupée » pour faire quoi que ce soit pour régler le problème ? Eh bien, ce ou cette collègue pourrait convenir parfaitement pour travailler en recherche scientifique.

Un article dans le New York Times de la fin de semaine dernière examinait pourquoi la communauté des chercheurs crie si rapidement au fou lorsque des travaux sont contestés (ou carrément erronés), mais qu’elle fait si rarement le travail nécessaire pour corriger ces erreurs. Le résultat ? Les journaux laissent régulièrement des conclusions de recherche fausses se perpétrer. Sans incitatif pour vraiment refaire le travail, les critiques de la communauté n’ont pas beaucoup plus de substance que la science faussée qu’ils essaient de semoncer. Nous savons tous que les chercheurs ont un horaire plutôt chargé de nos jours, mais les tests et les révisions sont des étapes  importantes du processus scientifique, et la chronique fait valoir l’importance de leur accorder plus de ressources et d’incitatifs.

Un chercheur en particulier, le virologiste Ian Lipkin, a embrassé la cause de la « redécouverte », dans le cadre de laquelle il cherche des découvertes contestées et les redresse. C’est un peu comme agir en justicier de la science, parcourant les rues (ou les laboratoires) et effectuant le travail de bras que d’autres n’ont ni le temps ni l’envie de faire. La principale différence est qu’il travaille en fait avec les chercheurs originaux et d’autres parties intéressées, pour aider à en arriver aux conclusions appropriées. Sans doute que Batman et Wolverine pourraient apprendre une chose ou deux de la démarche du professeur Lipkin.

Photo: Fotolia.com

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