Soyons fermes avec les os mous

30 juin 2011

Le dernier numéro de Focus Dentistry, publié par la Faculté de médecine dentaire de McGill, propose un article sur une percée prometteuse dans le traitement de l’hypophosphatasie. On a découvert que cette condition, qui provoque un ramollissement extrême des os et des dents – extrême au point où les os se brisent facilement et où les côtes risquent de ne plus pouvoir supporter le mouvement des poumons –, provient d’une mutation génétique qui entraîne la production d’une enzyme défectueuse appelée phosphatase alcaline de forme tissu-non spécifique (TNSALP).

Marc McKee, professeur et vice-doyen (études supérieures et recherche) à la Faculté, approfondit les travaux effectués par son collègue Monzur Murshed, et les résultats sont encourageants. Monsieur McKee collabore avec la société montréalaise de biotechnologie Enobia Pharma et José Luis Millán, de l’Institut de recherche médicale Sanford-Burnham, en Californie, pour mettre au point une protéine de fusion qui permettra de traiter des souris transgéniques auxquelles il manque l’enzyme TNSALP. De si grandes améliorations ont été observées chez les souris que le traitement en est maintenant aux essais cliniques, et on observe des résultats tout aussi prometteurs chez les enfants. « J’ai vu des vidéos d’enfants qui n’avaient aucune chance de marcher auparavant », a déclaré monsieur McKee, « et qui, maintenant, courent, grimpent, jouent et, plus important, rient. »

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