L’arrivée à la retraite des générations issues du baby-boom annonce un changement démographique majeur. Conjugué au fait que la population canadienne vit plus longtemps (le nombre de centenaires devrait tripler et passer à 14 000 d’ici 2031) et que les Canadiens ont de moins en moins d’enfants, ce phénomène se solde par un vieillissement général de la population et suscite de nombreuses préoccupations. Lire la suite »
Pendant 18 ans, Liliana Pedraza a collaboré étroitement avec David Colman, d’abord comme chercheuse postdoctorale au laboratoire que ce dernier dirigeait à l’École de médecine Mont Sinaï, puis à partir de 2003 au Neuro, où elle est aujourd’hui professeure adjointe spécialiste des interactions entre les neurones et les cellules gliales. Elle nous livre ici ses souvenirs et réflexions sur un ami cher et un mentor exemplaire. Lire la suite »
Le vieillissement est un phénomène qui ne laisse personne indifférent. En 2010, lorsque j’ai quitté Calgary pour revenir à Montréal et entreprendre mes fonctions de vice-principale à McGill, j’ai vécu temporairement au domicile de mes parents âgés. Mon séjour parmi eux m’a permis de me rendre compte de leurs besoins sur le plan de la santé, de la mobilité et des soins. Lire la suite »
Fini les « superaliments » riches en antioxydants. À l’aide de nématodes mutants, Siegfried Hekimi jette une pierre dans la mare de la théorie du vieillissement. Lire la suite »
Lorsque les personnes âgées parlent de reposer leurs vieux os, elles ne font pas dans la métaphore, tant il est vrai qu’après des décennies de bons et loyaux services, nos os finissent par accuser naturellement le coup. Le Centre de recherche sur le tissu et le parodonte s’intéresse à deux maladies qui affligent (et font gémir de douleur) nos vieux os. Lire la suite »
En 2002, Joelle Pineau participait à un projet multi-universitaire du nom de Nursebot, dont le but était de concevoir des systèmes d’aide à la mobilité robotisés pour les résidents de maisons de retraite. Ce projet a amené la chercheuse à réfléchir aux innombrables façons dont les interactions hommes-robots peuvent améliorer la vie de personnes handicapées. Lire la suite »
Cherchant à caractériser de nouvelles hormones sexuelles, le professeur de biochimie de McGill, J. B. Collip, a demandé à Hans Selye d’injecter des extraits d’hormones ovariennes bovines à des rats et d’en étudier les changements sur leurs organes sexuels. Les changements observés n’étaient pas du tout ceux auxquels s’attendaient les chercheurs. Lire la suite »
Bien avant que vous ne vous en rendiez compte, la maladie d’Alzheimer peut avoir pris possession de vous. Lorsque les premiers symptômes se manifestent, il est alors impossible de faire marche arrière. Mais le Dr John Breitner et les chercheurs du nouveau Centre d’études sur la prévention de la maladie d’Alzheimer ouvrent la voie à des interventions thérapeutiques précoces grâce auxquelles des millions de personnes pourront être épargnées des affres de la démence. Lire la suite »
Plus l’espérance de vie s’allonge, plus le risque de souffrir de la maladie d’Alzheimer s’accroît. Même si cette dernière est une conséquence inévitable du vieillissement (quoique cela ne soit pas encore totalement établi), cela ne signifie pas pour autant que son principal symptôme, la démence, ne puisse pas être contrôlé. Lire la suite »
L’étude interdisciplinaire du fonctionnement (ou du dysfonctionnement) du langage mobilise plusieurs unités de McGill, comme le Centre de recherche sur le vieillissement Bloomfield, l’École des sciences de la communication humaine et le Centre de recherche sur le langage, l’esprit et le cerveau. Lire la suite »
Le vieillissement du cerveau accroît le risque de développer une maladie neurodégénérative de type Alzheimer. En obtenant une image (littéralement) plus claire du cerveau vivant atteint de la maladie d’Alzheimer à chaque étape de l’évolution de la maladie, le spécialiste de l’imagerie cérébrale Alan Evans contribue à accélérer la recherche à l’égard de nouveaux traitements prometteurs. Lire la suite »
Qui dit maladies chroniques dit suivi à long terme et donc des consultations régulières à l’hôpital ou à la clinique. La nouvelle étude sur la télésanté d’Antonia Arnaert donne à penser que les téléphones intelligents pourraient jouer un rôle essentiel dans le suivi de qualité des patients, sans obligation de déplacements.
Les écosystèmes produisent des denrées alimentaires, empêchent la libération de carbone dans l’atmosphère et purifient l’eau. Mais de quelle quantité d’éléments les écosystèmes ont-ils besoin pour s’acquitter de leur mission ? Une quantité considérable, selon une étude récente encadrée par McGill.
Voilà qui a tout du slogan publicitaire. Et pourtant…rien ne vaut, selon une étude récente, un repas confectionné à la maison pour apaiser l’esprit… et affiner son tour de taille. Une étude menée auprès de 160 femmes, copubliée par la professeure Laurette Dubé de la Faculté de gestion Desautels de McGill, révèle en effet que le foyer est un lieu privilégié qui favorise une saine alimentation et donne lieu à l’adoption de meilleurs choix alimentaires.
En matière d’éducation des enfants, le proverbe « Qui aime bien, châtie bien » sonne de plus en plus faux. La professeure de McGill Victoria Talwar et ses collègues de recherche viennent en effet de démontrer que le recours aux châtiments corporels dans l’éducation les enfants est contreproductif.
Rien ne va mieux avec la saison la plus ensoleillée qu’une excellente lecture d’été. Et le numéro d’été 2011 du magazine en tête vient tout juste de sortir de l’imprimerie.
D’accord. Admettons-le. Nous sommes des snobs de la publication. Nous sommes beaucoup plus susceptibles de nous enthousiasmer pour de nouvelles découvertes originales (et d’y croire) si elles sont publiées entre les augustes couvertures d’une publication reconnue et révisée par les pairs, plutôt qu’écrites à la main sur une grande feuille de papier remise par un m’as-tu-vu à l’arrêt d’autobus. Ah! Nous exagérons. Néanmoins, peut-être – seulement peut-être – la révision par les pairs n’est-elle pas le fin des fins de la publication des résultats de travaux de recherche. Chez Nobel Intent, Jonathan M. Gitlin se demande si nous avons besoin d’une alternative en matière de publication. Parlez-en entre vous.
Félicitations à Edward Ruthazer, non seulement pour avoir réussi à libérer sa voiture d’une congère l’hiver dernier, mais aussi pour avoir remporté le premier Prix du jeune chercheur décerné par l’Association canadienne des neurosciences.Monsieur Ruthazer étudie les circuits neuronaux à l’Institut et hôpital neurologiques de Montréal.
Le crocodile amphibien moderne possède une longue tête plate. Toutefois, des chercheurs de McGill et de l’Université de São Paulo ont identifié un groupe de crocodiles éteints qui ressemblent davantage à des chiens: crânes hauts, canines surdimensionnées et longues pattes pour courir après leur proie.
Félicitations à Simon Drouin , assistant de recherche à l’Institut et hôpital neurologiques de Montréal et animateur, qui est l’un des lauréats du premier Concours d’art cérébral. Ci-contre, l’image gagnante de Simon, intitulée « L’intérieur mis au jour » (Inside Out). (L’image représente Simon lui-même sous le tatouage numérique d’une IRM d’une tranche cérébrale.) Conçu par Daniel Margulies à l’Institut Max Planck des sciences cognitives et cérébrales humainesde Leipzig, en Allemagne, ce concours célèbre l’art de la neuroimagerie.
Poursuivez votre lecture sur le Concours d’art cérébral et admirez les autres œuvres gagnantes sur le blogue de Geekosystem
Toute l’équipe d’en tête s’incline aujourd’hui pour souligner l’anniversaire de la chercheuse neuroscientifique mcgilloise Brenda Milner. Nous avons eu le privilège de la présenter à maintes reprises dans ce magazine, notamment à l’occasion de cette entrevue , lorsqu’elle a remporté le Prix international Balzan d’une valeur d’un million de dollars. Ou lorsque nous avons présenté cet aperçu de ses travaux réalisés en 1950 auprès d’un patient qu’on a appelé « H.M. », travaux qui l’ont menée à la découverte d’une multitude de systèmes de mémoire. Nos meilleurs vœux, professeure Milner!
L’école primaire traditionnelle contribue-t-elle à la croissance intellectuelle ou y nuit-elle ? Au magazine Scientific American , l’experte de l’autisme Andrea Kuszewski reconnaît que, malgré une éducation de base peu inspirante, elle a conservé son amour de la science et de l’acquisition de connaissances, mais « je porte certainement quelques cicatrices ». Elle effectue maintenant une réflexion sur cette expérience comme un bon scientifique, c’est-à-dire en mettant à l’épreuve deux théories :
Rien n’est plus ennuyant que des invités indésirables dans son salon. Et rien n’est plus épuisant que des invités indésirables qui colonisent nos intestins. La chercheuse du CUSM, Theresa Gyorkos, contribue à l’élaboration du prochain plan stratégique de l’OMS destiné à lutter contre les vers parasitaires qui infectent près de deux milliards de personnes dans le monde.
Regardez la vidéo ci-dessus. Allez-y, on vous attend.
Terminé ? Parfait. Maintenant, dites-nous : Avez-vous vu la guêpe s’avancer vers vous ? Si vous répondez « oui », alors attention, l’heure est grave!
Non, c’est une blague.
Sérieusement : presque tout le monde pense que la guêpe bouge alors qu’elle est en réalité parfaitement immobile. En fait, notre cerveau nous joue un tour appelé « effet de mouvement consécutif ». Ce phénomène n’est pas récent puisqu’il avait déjà interpellé Aristote lui-même. La nouveauté tient toutefois à ce que des chercheurs pensent avoir trouvé son mécanisme.
Qui dit que les urbains ne sont pas intimement connectés avec la nature ? Une nouvelle collaboration de recherche entre les universités McGill et Concordia conclut que les piétons urbains de partout dans le monde prennent leur décision de déplacement en fonction de la météo. L’étude était fondée sur les images captées de novembre à mai par des caméras en circuit fermé et montrant des piétons qui ignoraient qu’ils étaient filmés. Ces caméras étaient installées dans les villes de Santa Cruz (Îles Canaris), Kilmarnock et Glasgow (Écosse), Roussé (Bulgarie), Gliwice (Pologne), Oulu et Jakobstad (Finlande), Sion (Suisse) et Ithaca (É.-U.).
Le dernier numéro de Focus Dentistry, publié par la Faculté de médecine dentaire de McGill, propose un article sur une percée prometteuse dans le traitement de l’hypophosphatasie. On a découvert que cette condition, qui provoque un ramollissement extrême des os et des dents – extrême au point où les os se brisent facilement et où les côtes risquent de ne plus pouvoir supporter le mouvement des poumons –, provient d’une mutation génétique qui entraîne la production d’une enzyme défectueuse appelée phosphatase alcaline de forme tissu-non spécifique (TNSALP).
Près du tiers de la population mondiale est infectée par des vers parasites. Ces petites créatures créent un gros problème.Les helminthes transmis par le froid – aussi connus sous le nom de vers ronds, vers en forme de fouet (trichuroses) et vers accrochés (ankylostomes) – pénètrent dans le corps humain par l’ingestion d’aliments infectés par des fèces, en buvant de l’eau, par les doigts et les objets, et même en marchant pieds nus sur les œufs du parasite invisibles à l’œil nu.
Vous savez, cette personne qui travaille avec vous et qui se plaint des mauvaises décisions du service, mais qui est « trop occupée » pour faire quoi que ce soit pour régler le problème ? Eh bien, ce ou cette collègue pourrait convenir parfaitement pour travailler en recherche scientifique.
Voici une nouvelle qui promet d’être stressante : une étude récente a en effet découvert que contrairement à la vie à la campagne, la vie en ville multiplie le risque de stress, d’anxiété et de maladie mentale. Les habitudes urbaines agissent également sur le « câblage » du cerveau pour nous permettre d’affronter les rigueurs de la vie citadine.
Félicitations au professeur Alfredo Ribeiro da Silva et à la docteure Petra Schweinhardt , deux chercheurs mcgillois qui figurent parmi les cinq lauréats des Prix pour la recherche sur la douleur neuropathique de Pfizer cette année. Ces prix reconnaissent la recherche novatrice portant sur la biologie et les mécanismes de la douleur neuropathique, en lien avec une amélioration de la vie des Canadiens qui en souffrent.
Dans le cadre de nos distractions du vendredi, ce fut une partie de plaisir que de lire le blogue « Science Not Fiction » du magazine Discover, où Malcolm MacIver s’interroge sur l’origine de l’engouement actuel pour les listes des dix choses les plus… what’s behind the current trend toward “Ten Things…” lists. À en tête, nous avouons raffoler de ces listes, mais nous ne nous y abaisserions jamais. Non. Pas nous. Mais une liste des onze choses les plus… ? Là, c’est différent.
Qu’on les élève à des fins de médecine traditionnelle ou pour les griller sur le barbecue, le commerce des hippocampes occupe une place importante dans l’économie – au grand détriment des petites créatures. Le numéro de juin 2011 du Reader’s Digest présente le travail de Sara Lourie, chercheuse mcgilloise, curatrice adjointe du Musée Redpath et protectrice passionnée de l’environnement.
Comment bien vivre après avoir survécue un cancer du sein ? Catherine Sabiston, chercheuse à l’Université McGill, s’intéresse à la vie après le cancer du sein. Elle veut l’améliorer par l’exercice physique.
L’Université McGill veut réinventer les serres québécoises. Professeur Mark Lesfrud mène des études sur les lumières DEL. Elles ne consomment presque pas d’énergie, ne chauffent pas et ont une durée de vie impressionnante.
Des chercheurs de McGill veulent donner une nouvelle vie à l’industrie des pâtes et papiers. Ils croient que dans le bon vieux bois, se cache ce qu’il faut pour remplacer plusieurs des produits issus du pétrole, et qu’il pourrait même servir dans la production de produits de haute technologie.
L’argent ne peut certes pas acheter l’amour, mais tout porte à croire qu’il peut acheter la santé. Une chose est sûre cependant, argent et santé ne sont pas étrangers l’un à l’autre. Une nouvelle étude, dirigée par une professeure de géographie de McGill, donne en effet à penser que les Canadiens de milieux très modestes débutent dans la vie en moins bonne santé que leurs compatriotes plus riches, et que cet écart persiste tout au long de leur vie.
Le repliement des protéines est un processus délicat (et il n’est pas question ici de l’art du pliage de burritos). À l’échelle biochimique, si une protéine ne « replie » pas correctement ses longues chaînes d’acides aminés, elle ne peut pas fonctionner et les conséquences sont dévastatrices. Une collaboration McGill-MIT s’attache à améliorer les techniques de modélisation du repliement des protéines pour, à terme, ouvrir la voie à des traitements plus efficaces.
Que peuvent bien avoir en commun les Inuits, les populations de la forêt amazonienne et les Pygmées d’Afrique ? Ils dépendent tous de la terre pour leur survie et sont par conséquent particulièrement vulnérables au changement climatique. Une équipe pluridisciplinaire de chercheurs du Canada, du Pérou et de l’Ouganda, dirigée par deux professeurs de géographie de McGill, étudie les moyens d’aider ces populations à risque à s’adapter.
David R. Colman, directeur de l’Institut et hôpital neurologiques de Montréal, est décédé subitement le 1er juin 2011. Pendant 18 ans, Liliana Pedraza a collaboré étroitement avec David Colman. Elle nous livre ici ses souvenirs et réflexions sur un ami cher et un mentor exemplaire. Lire la suite »
Ce printemps aura été le théâtre des pires inondations de l’histoire de certaines régions du Canada et de feux de forêts précoces particulièrement dévastateurs. Dans les deux cas, les victimes de ces catastrophes et les équipes qui se mobilisent pour leur porter secours auraient tout à gagner de prévisions plus exactes des précipitations. C’est ce à quoi s’emploie M.K. (Peter) Yau, professeur au Département des sciences atmosphériques et océaniques de l’Université McGill et titulaire de Chaire de recherche industrielle CRSNG-Hydro-Québec sur la prévision des précipitations à court terme.